jeudi 31 mai 2012

Fenêtre !

YÉ ! La grande fenêtre est posée ! Ce fut un avant-midi laborieux, mais c'est fait. La vieille était due pour aller faire un tour au recyclage. Il me reste à poser un solin de métal par dessus la fenêtre et de bien sceller le contour.

Je referai le bardeau sur toute la façade plus tard, il faut maintenant que je me concentre sur l'intérieur. Quelques boites électriques à sortir un peu du mur pour que tout arrive à égalité avec la planche de ¾ de pouce qui recouvrera les murs. Il faut aussi terminer le filage électrique; il n'y a pas grand chose à faire, mais il faut exécuter avant la finition des murs. Le cadrage des fenêtres latérales à être condamnées dépasse de la surface des murs, il faut couper ça flush à la scie alternative.

L'état du solin en aluminium !


Le trou refait à la grandeur de la nouvelle fenêtre.

La nouvelle fenêtre dans son trou. ç'est rentré avec l'espace d'un cheveux tout le tour ! Il faut que ce soit le plus juste possible pour éviter les fuites.
Vue de l'intérieur.

Le bâtiment lorgnant sérieusement vers l'est, il a fallu que je me "triche" un niveau pas de niveau. Sur la longueur du petit niveau de 24 pouces, il y a 5/8 de pouce de dénivelé ! ! ! Sinon, le jour où je déciderai de redresser la bâtisse, les ouvertures seront aussi croches que la cabane l'est présentement.

OK, back to work !

mercredi 30 mai 2012

King Henri

Il faut que je vous parle de Henri Painchaud, mon voisin d'en haut de la côte.

Henri travaille à la mine de sel pour gagner sa vie, mais sa passion c'est de construire des patentes pour pitcher de gros cailloux dans l'eau ... Il est un patenteux virtuose. Depuis plusieurs années, Henri adore construire ces monstres et ne cesse de les modifier pour qu'ils projettent toujours plus loin.

Sa passion c'est les arbalètes géantes, les catapultes mais surtout les trébuchets. Je vous laisse juger de sa belle folie sur ces vidéos.

 



Et des photos de ses créations.








Leçon # 289

Comment enlever du vieux bardeau de cèdre pour pouvoir le réutiliser ? Je dirais quasi impossible quand il est trop vieux, ce qui est le cas ici.

Impressionnant à quel point les embruns, vent et la pluie peuvent bouffer les matériaux. Je ne sais pas quel âge à ce bardeau, mais regardez comment c'est grugé par les intempéries ! La partie du haut était cachée sous le bardeau supérieur.



Je pensais pouvoir n'enlever que le minimum autour de l'ouverture pour la fenêtre et les remplacer une fois cette dernière posée, par ceux récupérés dans le panneau du trou. Forget it ! C'est donc du beau bardeau neuf qui a bordé la fenêtre du pignon.


dimanche 27 mai 2012

Petit à petit ...

Demain je vais chercher mes fenêtres et ma porte. Il me faudrait peut-être un électricien aussi pour démêler le fouillis de fils pendant partout, avant que je ferme les murs. En soirée, un luthier vient refaire ma plomberie ... elle va avoir un beau son :) C'est que je réaménage la salle de bains pour gagner de l'espace pour un petit frigo. Pourquoi le luthier ? Parce qu'il fait de la plomberie pour arrondir les fins de mois.

Les travaux accomplis récemment :

Le plancher de la mezzanine est complété


La passerelle pour aller gérer la fenêtre qui apparaitra dans le pignon arrière, à partir de la mezzanine

Les fenêtres latérales seront emmurées pour l'instant, j'ai donc peinturé les vitres en noir. De l'extérieur on n'y voit rien. J'ai aussi découpé le bâti de la fenêtre pour l'amener égal au mur. Quand je déciderai de refaire le bardeau de cèdre sur les murs extérieurs, je les enlèverai alors et rebâtirai la portion de mur manquante de l'extérieur. Pour l'instant, cela me sauve beaucoup de temps et je ne crois pas que personne s’aperçoive du subterfuge.

Les bouts de certaines planches du plancher ne semblant pas être accrochées à grand chose, je les ai toutes vissées à un 2x2 qui fera office de mini plinthe. La première planche qui recouvrera les murs s'y assiéra.

Et finalement, l'escalier pour accéder à la mezzanine.
Ici remontée,

Ici descendue.

J'ai récupéré tout le bois que je pouvais à date. Le reste de la construction sera fait de bois neuf.

jeudi 24 mai 2012

Une autre bonne journée !

 
J'ai finalement sorti tous les matériaux de démolition, la remorque en déborde. J'irai porter tout ça au centre multifonctionnel de Havre-Aubert samedi; c'est aux deux semaines, alors il ne faut pas que je manque mon coup, sinon c'est une heure de route et 40$ pour la dump !

Je finirai la job de goudron demain (au moins une heure par section de planche!) et j'effectuerai ensuite un premier sablage de plancher. Juste une passe de surface pour enlever les débris collés et trouver les clous restants qui pourraient déranger. Pour ce qui est de la section pâle à cause du sablage intense (goudron), j'ai un plan pour l'intégrer, parce que le reste du bois restera foncé avec sa patine.


L'espace se définit tranquillement.
 
Trois semaines avant l'ouverture !

mercredi 23 mai 2012

Ouffe !

Une autre journée passée à genoux à arracher. Il ne me reste que l'équivalent d'une planche de 4X8 à arracher. Le pire est que j'ai plein de matériaux, des outils et de la scrap qui trainent sur le plancher et je passe mon temps à les changer de place.

J'ai eu une mauvaise surprise par contre, mais ça y fallait s'y en attendre. Une belle patch de goudron en plein milieu du plancher. Elle fait trois pieds de diamètre et pas loin d'un quart de pouce par endroits. Une chance il est sec, comme cristallisé. Je passerai donc un mauvais long quart d'heure à gratter et sabler.

Hope for the best !

mardi 22 mai 2012

C'est quel jour aujourd'hui déjà ? Day in day out, je bosse sur la saline et je ne vois pas le temps passer. Dans le fond, d'abord que je rencontre ma date butoir pour l'ouverture, le 15 juin.

Le plafond est finalement disparu et il laisse place à un beau grand espace plein de possibilités. Je store le bois de récup sur la mezzanine pour l'instant.


Je pensais avoir fini de démolir, mais j'ai tout à coup vu qu'il y avait un plancher sous mes pieds qui demandait lui aussi à être écouté. J'ai alors soulevé un coin de revêtement imitation-de-simili-imitation-de-faux-bois en vinyle et un coin de plywood pour découvrir de la belle planche de pin de 10 pouces de large. OK elle est noircie avec tout ce temps cachée de la lumière, mais je vois déjà le résultat final après quatre ou cinq couches de vernis. Elle reprendra sa patine des décennies passées. Mais la pauvre est truffée de clous rouillés, 1 au 4 pouces ! C'est bon pour les genoux ! J'en ai pour une grosse journée à arracher tout ça.



J'ai décidé de garder les fenêtres latérales pour l'instant, du moins à l'extérieur. Je vais peinturer les vitres en noir de l'intérieur et je fermerai le mur intérieur. J'aurai alors ma surface de mur complète et je n'aurai pas à refaire le bardeau de cèdre de l'extérieur. Je sauve ainsi de deux à trois jours d'ouvrage. On verra à rectifier soit à l'automne ou au printemps prochain.

J'ai finalement trouvé quelqu'un pour s'occuper de ma salle d'eau, elle a aussi besoin d'être reconfigurée vu que je passerai sept semaines à vivre dans la galerie à temps plein. Les plans de logement pour ces sept semaines où la casa des îles est louée à des touristes, sont tombés à l'eau ... salée. Je serai donc un résident full time de la Grave ... on a vu pire.

Ah oui, demain un entrepreneur local vient aménager les mauvais traitements que Hydro-Québec a fait subir à mon terrain. Lors de la tempête de verglas, le transfo qui est tombé sur mon terrain a coulé. H-Q a donc râclé 6" de terre et comme de raison la tourbe s'est volatilisée. Tant mieux, parce que je compte y déposer du gravier de plage pour redonner au terrain son look d'antan. J'en ai rien à foutre du gazon de banlieue dans un lieu comme la Grave.

And the Beat Goes On ... 

Ah oui/bis ... j'ai rampé dans le vide sanitaire d'à peine deux pieds sous le plancher, avec un cric de garage dans les mains pour aller soulever la grosse poutre centrale et enlever les "shims" de trop qui donnaient au plancher une courbe digne d'une coque de bateau de pêcheur. Vingt minutes de claustrophobie qui en valaient vraiment la peine. Pour l'instant le plancher bouge genre trampoline, mais il devrait s’affaisser avec le temps et reprendre une ligne plus ... linéaire.

samedi 19 mai 2012

Ça avance.

Le plafond disparait peu à peu. Hier j'ai tout arraché le beau stucco du plafond ainsi que le plancher en "presswood" du grenier, fait chaud là-haut quand le soleil plombe ! Il restait donc la structure qui tenait je crois, par magie.


Aujourd'hui j'en ai enlevé la moitié et ai essayé de rapprocher les murs latéraux qui font vraiment le ventre vers l'extérieur. Rien à faire, j'abdique et la saline restera avec ses belles courbes de vieillesse. Je vais par contre solidifier le tout pour éviter que ces dernières prennent de l'ampleur avec le temps.

Vous voyez dans la photo ci-bas la nouvelle poutre transversale qui sécurise et les murs et le toit. La poutre verticale descend à 8 pieds du sol (derrière l'échelle) parce que j'y attacherai la mezzanine qui servira d'espace de rangement pour les œuvres en inventaire.


jeudi 17 mai 2012

Début des travaux aux Îles

Comme de raison, le souvenir de l'automne dernier des travaux à réaliser et ceux qui le sont vraiment aujourd'hui diffèrent un brin, mais ça je m'en doutais.

J'ai oublié de prendre LA photo d'avant le début de la démolition, mais j'y ai heureusement pensé avant que ce soit trop avancé. Voici l'intérieur après avoir arraché un mur complet de tablettes.


Et voici la vue dans l'autre sens, vers l'avant.

Ça a l'air grand comme ça avec la lentille très grand angle, mais ça ne l'est pas vraiment.

Une bonne surprise fut de trouver de la laine isolante derrière le Tentest. Je n'aurai donc qu'à apposer un coupe-vapeur, qui agira aussi comme coupe-odeur parce que la couleur a son odeur appropriée et je recouvrirai ensuite le tout de belle planche d'épinette. J'aurai ainsi un espace isolé du froid des extrémités de saisons et du bruit des vents violents.

Une moins bonne était la découverte d'encore d'autres tablettes (en mélamine, pardon) dans l'espace du grenier. Pas loin d'une cinquantaine. J'ai passé quelques heures juste à défaire tout ça.

J'ai sondé le sous-plancher sous le prélart et il y a un mince plywood qui recouvre de la grosse planche de pin, mais celle-ci semble en mauvais état. J'hésite à en enlever plus, je recouvrirai probablement les tout d'une nouvelle planche. À suivre ...

Pendant que je bosse là-dessus, il y a encore ce printemps, une petite famille de renards qui s'est installée sous la remise du chalet. Elles sont adorables ces petites bêtes et il y en a cinq !


jeudi 3 mai 2012

Voici le bureau de réception que j'ai construit à l'atelier avant mon départ. Il est démontable et les deux gros caissons une fois bien protégés, serviront au transport des œuvres sur les palettes de CTMA, la compagnie de cargo des Îles.

Le traitement de couleur rappelle les textures de l'océan et de mes mini maisons madeliniennes.

J'ai aussi ajouté un morceau d'albâtre au coin en guise de support du comptoir. L'albâtre, grandement convoitée par les sculpteurs locaux, est une pierre que l'on retrouve amalgamée dans les falaises des Îles. Ils la récoltent sur les plages au printemps après qu'elle se soit détachée de la paroi et que la mer dans son mouvement incessant, la façonne tout l'hiver. Jai ramassée celle-ci telle qu'elle est, mais je l'ai vernis pour la protéger des coups; l'albâtre étant une pierre très fragile, un peu comme une texture de sel, lui qui compose l'assise de l'archipel.






mercredi 2 mai 2012

Numéro civique

J'ai pensé que ça pourrait être le fun de bizounner mon numéro de porte. Au graphite sur LEXAN ©

Artistes de la galerie

J'exposerai en galerie avec moi deux autres artistes pour le moment; Daniel Gautier qui a eu une galerie tout près pendant une bonne douzaine d'années. J'y exposais d'ailleurs mes tableaux. On inverse alors les rôles :) Daniel présentera des toiles et des eaux-fortes.

L'autre sera Claude Pelletier, un artiste de Québec qui crée des paysages au pastel qui sont en parfaite harmonie avec ceux des îles. Difficile à croire qu'il n'a jamais mis les pieds en sol madelinot ! Claude fait aussi de jolies petites cabanes et des chevaux sur échasses.

En parlant de petites cabanes, je fût surpris de constater que nous avions lui et moi tant de choses en commun. Parce qu'avant même de rencontrer Claude, j'avais aussi commencé à "gosser" des petites maisons des Îles que j'offrirai en galerie. Très différentes et en même temps très semblables les unes aux autres.


Les miennes.


Certains des tableaux hors de cette série que j'exposerai.

mardi 1 mai 2012

L'affiche

Bien sur, ça va me prendre une affiche pour identifier la galerie. Au début je n'osais penser que la municipalité et le ministère accepteraient mon idée de fou. J'ai songé présenter quelque chose de sobre et puis je me suis dis "ouate de phoque".

Comme j'avais sculpté une énorme épingle à linge dans un restant de poutre qui a servi dans la construction de la Casa des Îles (http://casadesiles.blogspot.ca/), j'ai pensé m'en servir pour y pincer un genre de gros "Post-It". Ce dernier consiste en une plaque carrée de 46 pouces de côté (1.17 mètres) dans laquelle mon logo est découpé dans de l'acier brut que je laisserai rouiller, ce qui devrait être assez expéditif aux îles.


Je la nettoierai à l'acétone rendu là-bas pour accélérer encore plus le procédé. Ça donnera à peu près ceci comme look (avant la rouille).



Mes arguments pour présenter l'affiche furent qu'une épingle à linge est un objet usuel du quotidien et que l'affiche rouillera, ce qui fait aussi parti du quotidien madelinot. Le tout agissant comme un rappel aux gens qui passent, qu'ils doivent aller visiter cette galerie d'art.

Ah oui tiens ... ma carte d'affaire.


 

La saline en question ...

Alors voici le bâtiment dans lequel j'ouvrirai le 15 juin 2012, ma propre galerie d'art.



Mine de rien, il a pour moi un grand potentiel, mais il a grand besoin d'amour. Quelques jours à peine après mon départ automnal, une bonne tempête a inondé le secteur et voici une photo qu'un ami m'a envoyé.



Par chance je ne suis pas trop nerveux, c'est le genre d’évènement qui peut arriver dans ce secteur des Îles. Mais une autre surprise m'attendais, la tempête de verglas du début février. Parmi les 260 poteaux que la glace et le vent ont détruits, un est tombé sur ma porte et a défoncé des carreaux.


Bon ... faut pas désespérer. Julien, un bon copain des Îles, est allé placarder le tout pour empêcher l'eau de pénétrer à l’intérieur. Je n'aimais pas trop cette porte de toute façon, elle sera alors remplacée ainsi que les fenêtres. Mais cela ne se fait pas en criant oiseau (ou homard ...), tout changement à un bâtiment qui est situé dans une zone historique doit recevoir l'accord du ministère de la culture suite à celui de la municipalité. Heureusement, le tout s'est fait sans anicroche.

La fenestration sera changée pour plusieurs raisons. Premièrement parce que les petites fenêtres latérales hypothèquent trop mes surfaces de murs intérieurs. La galerie ne faisant que 15 par 22 pieds, ou si vous préférez 4.57 par 6.7 mètres, tout espace d'accrochage gagné pour les œuvres sera rentable. Deuxièmement pour une question de ventilation et de pénétration de lumière, celle du devant sera remplacée par une de forme carrée et plus grande, qui aura un carreau sur quatre qui ouvre pour la ventilation. Pour aider cette ventilation, une autre plus petite sera ajoutée près du pignon à l'arrière. La porte et les fenêtres en bois sont construites par un artisan local, John Chiasson.

Une vue de la fenestration avant présentée aux autorités pour approbation.
Comme vous pouvez voir, je pense aussi agrandir la galerie à l'avant. J'y mettrai probablement une banquette pour que le touriste réfléchisse à son futur achat d'une œuvre d'art.

Les murs latéraux étant présentement un peu bombés et le toit faisant le dos rond, je devrai installer des poutres à l'intérieur pour redresser le tout.


Ceci sera fait après avoir complètement déconstruit l'intérieur, qui à ce moment ressemble plus à une remise de fond de cour qu'à une galerie d'art. Les murs recouverts de Tentest, un genre de carton épais en panneaux, sont recouverts d'une tapisserie à motifs surélevés peinturée couleur caca d'oie. Pas ragoûtant du tout ...

Ma galerie d'art aux Îles-de-la-Madeleine


L'automne dernier, après avoir depuis deux ans cherché à louer un local pour y ouvrir une galerie d'art, j'ai craqué pour une petite saline sur la Grave aux Îles-de-la-Madeleine et j'ai acheté. Ici commence l'aventure ...