C'est quel jour aujourd'hui déjà ? Day in day out, je bosse sur la saline et je ne vois pas le temps passer. Dans le fond, d'abord que je rencontre ma date butoir pour l'ouverture, le 15 juin.
Le plafond est finalement disparu et il laisse place à un beau grand espace plein de possibilités. Je store le bois de récup sur la mezzanine pour l'instant.
Je pensais avoir fini de démolir, mais j'ai tout à coup vu qu'il y avait un plancher sous mes pieds qui demandait lui aussi à être écouté. J'ai alors soulevé un coin de revêtement imitation-de-simili-imitation-de-faux-bois en vinyle et un coin de plywood pour découvrir de la belle planche de pin de 10 pouces de large. OK elle est noircie avec tout ce temps cachée de la lumière, mais je vois déjà le résultat final après quatre ou cinq couches de vernis. Elle reprendra sa patine des décennies passées. Mais la pauvre est truffée de clous rouillés, 1 au 4 pouces ! C'est bon pour les genoux ! J'en ai pour une grosse journée à arracher tout ça.

J'ai décidé de garder les fenêtres latérales pour l'instant, du moins à l'extérieur. Je vais peinturer les vitres en noir de l'intérieur et je fermerai le mur intérieur. J'aurai alors ma surface de mur complète et je n'aurai pas à refaire le bardeau de cèdre de l'extérieur. Je sauve ainsi de deux à trois jours d'ouvrage. On verra à rectifier soit à l'automne ou au printemps prochain.
J'ai finalement trouvé quelqu'un pour s'occuper de ma salle d'eau, elle a aussi besoin d'être reconfigurée vu que je passerai sept semaines à vivre dans la galerie à temps plein. Les plans de logement pour ces sept semaines où la casa des îles est louée à des touristes, sont tombés à l'eau ... salée. Je serai donc un résident full time de la Grave ... on a vu pire.
Ah oui, demain un entrepreneur local vient aménager les mauvais traitements que Hydro-Québec a fait subir à mon terrain. Lors de la tempête de verglas, le transfo qui est tombé sur mon terrain a coulé. H-Q a donc râclé 6" de terre et comme de raison la tourbe s'est volatilisée. Tant mieux, parce que je compte y déposer du gravier de plage pour redonner au terrain son look d'antan. J'en ai rien à foutre du gazon de banlieue dans un lieu comme la Grave.
And the Beat Goes On ...
Ah oui/bis ... j'ai rampé dans le vide sanitaire d'à peine deux pieds sous le plancher, avec un cric de garage dans les mains pour aller soulever la grosse poutre centrale et enlever les "shims" de trop qui donnaient au plancher une courbe digne d'une coque de bateau de pêcheur. Vingt minutes de claustrophobie qui en valaient vraiment la peine. Pour l'instant le plancher bouge genre trampoline, mais il devrait s’affaisser avec le temps et reprendre une ligne plus ... linéaire.